EAU SOUTERRAINE, TECHNOLOGIE ET BUT : UNE CONVERSATION AVEC LE DR MOHAMED GAD
Que se passe-t-il lorsqu’un dirigeant d’entreprise du Moyen-Orient décide que la connaissance des eaux souterraines ne devrait pas être un privilège pour quelques-uns ? La réponse réside dans le parcours de Dr Mohamed Gad, PDG de TDS (Technical Development Solutions) — la branche consultante du groupe Al Mousa, un conglomérat saoudien avec plus de 50 ans d’histoire.
Dans une interview inspirante avec le Underground Water Project, animée par le Dr Everton de Oliveira, le Dr Mohamed Gad a partagé sa vision sur la durabilité, la technologie et le pouvoir transformateur du savoir.
De la géophysique à la durabilité
Dr Mohamed GadLa passion de la durabilité ne commence pas par des slogans. Tout a commencé sur le terrain, dans des régions arides, où il voyait des communautés entières vivre sur de grands aquifères sans en connaître l’état, la qualité ou la durée de leur subsistance.
« J’ai appris que trouver l’eau souterraine n’est que la première étape. Nous devons savoir combien d’eau nous avons, comment elle est rechargée, comment sa qualité évolue, et comment notre utilisation actuelle affecte la prochaine génération. »
Cette prise de conscience a fait basculer sa carrière, passant de la géophysique pure à des modèles de surveillance intégrés, à la gestion des données et à la planification à long terme. Pour lui, la durabilité signifie utiliser l’eau avec connaissance et responsabilité.
Technologie : rendre l’invisible visible
Chez TDS, la technologie est le moteur qui transforme les données en décisions. Les outils sont nombreux : géophysique, surveillance des capteurs, télémétrie, SIG (Système d’Information Géographique), télédétection, modèles d’eaux souterraines, et de plus en plus Intelligence artificielle (IA) pour la vérification de la qualité des données.
« La technologie seule n’est pas la solution. Installer un capteur et l’oublier ne protège pas les eaux souterraines. La véritable valeur de la technologie ne réside pas dans la quantité de données que nous collectons, mais dans la qualité des décisions que nous prenons à partir de ces données. »
TDS est à l’avant-garde : ils fabriquent désormais leurs propres capteurs utilisant l’IoT (Internet des objets) et l’IA, utilisent la RMN (résonance magnétique nucléaire) pour les données de perméabilité (remplaçant des sources radioactives dangereuses), et déploient des drones pour l’exploration des eaux souterraines.
La connaissance n’est pas un privilège
L’un des moments les plus puissants de l’entretien révèle la motivation la plus profonde du Dr Mohamed Gad. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il était devenu le plus grand sponsor du Projet des eaux souterraines, il se souvenait :
« Quand j’étais jeune étudiant, il y avait des livres scientifiques importants que je voulais lire mais que je ne pouvais pas toujours me permettre. Le savoir ne devrait jamais être un privilège basé sur l’endroit où l’on vit ou sur l’argent que l’on a. »
TDS est devenu sponsor Diamond du projet, non pas pour le marketing, mais comme un investissement dans la capacité humaine. Comme il l’a dit : « L’étudiant qui reçoit aujourd’hui un excellent livre peut devenir demain l’hydrogéologue qui protège un important aquifère. »
TDS : L’histoire complète des eaux souterraines
TDS opère dans quatre domaines : eau, environnement, exploitation minière et énergie verte, mais l’eau a toujours été le cœur de l’activité. La société décrit son travail comme « l’histoire des eaux souterraines », couvrant :
Localisation et forage (géophysique, hydrogéologie)
Services post-forage (journalisation de puits, essais de pompage)
Échelle gouvernementale (surveillance des réseaux, stratégies nationales)
Ressources en eau non conventionnelles (stockage de l’aquifère, études d’intrusion d’eau salée)
Parmi ses projets phares, TDS est responsable de milliers de stations de surveillance hydrologique à travers l’Arabie saoudite, de la gestion intégrée des ressources en eau en Tanzanie, ainsi que des études de base sur la contamination et l’intrusion d’eau salée pour le méga-projet NEOM sur la mer Rouge.
Trois niveaux pour un avenir durable
Dans son message de clôture, le Dr Mohamed Gad appelle les entreprises, gouvernements et institutions à collaborer sur trois niveaux :
Académique — Éducation et renforcement des capacités
Industrie — Financement et soutien aux initiatives
Gouvernement — Réglementation et politique publique
« Il ne s’agit pas seulement de présenter un projet et d’obtenir des financements. Nous avons une responsabilité bien plus grande envers nos communautés et envers le monde dans lequel nous vivons. »
Regardez l’interview complète
Ce n’était qu’un extrait de la conversation. Pour entrer dans tous les détails, y compris la structure organisationnelle innovante du TDS, les défis liés à l’adaptation de la technologie aux conditions locales du Moyen-Orient, et la philosophie de leadership du Dr Mohamed Gad, regardez la vidéo complète sur notre chaîne YouTube.